Commandez un café sans préciser le sucre et l'on vous redemandera. Voici le vocabulaire.
Le shai — le thé — est la boisson par défaut de la vie sociale égyptienne. Il arrive dans un verre, noir, très fort et très sucré si vous n'intervenez pas. Le shai bi na'na', à la menthe fraîche, est celui qu'il faut commander par forte chaleur.

Le café se dit ahwa, et le mot désigne aussi le café-établissement. Il se prépare à la turque : mouture fine, bouillie dans un petit pot, versée avec le marc qu'on laisse se déposer. Ne remuez jamais le fond, et ne buvez jamais le dernier centimètre.
Le sucre constitue toute la conversation, et la question se pose avant la préparation, non au moment du service. Sada, sans ; arriha, un soupçon ; mazbout, moyen ; ziyada, sucré. Commandez mazbout la première fois et ajustez ensuite — le sada demande un peu d'habitude.


Le karkadé, hibiscus séché d'un rouge profond, se sert chaud en hiver et glacé en été ; il désaltère réellement et n'a rien d'une curiosité touristique.
Le karkadé, hibiscus séché d'un rouge profond, se sert chaud en hiver et glacé en été ; il désaltère réellement et n'a rien d'une curiosité touristique. L'aseer asab, jus de canne pressé devant vous dans la rue, est l'autre à chercher : il ne coûte presque rien et ne ressemble à rien d'autre.

