Sept mille kilomètres carrés de montagne, désert, mangrove et récif, avec des mines d'émeraude romaines.
Wadi El Gemal — la vallée des Chameaux — descend des montagnes du désert Oriental jusqu'à la mer au sud de Marsa Alam, et couvre les deux. C'est l'une des plus vastes aires protégées d'Égypte, et elle reçoit une fraction infime des visiteurs des récifs du nord.

À l'intérieur, c'est un réseau de vallées sèches avec acacias, palmiers doum et, après de rares pluies, une herbe soudaine. Gazelles dorcas, bouquetins de Nubie et vautours percnoptères y vivent, et les communautés ababda y font encore paître leurs chameaux. Des guides issus de ces communautés encadrent la plupart des sorties, l'arrangement même autour duquel le parc a été conçu.
Sur la côte, on trouve des mangroves — réellement inhabituelles à cette latitude — et l'île de Wadi El Gemal, site protégé de nidification d'oiseaux marins. Les récifs du large sont excellents et largement inexplorés.


Sur la côte, on trouve des mangroves — réellement inhabituelles à cette latitude — et l'île de Wadi El Gemal, site protégé de nidification d'oiseaux marins.
La couche historique est la surprise : le Mons Smaragdus, les mines d'émeraude romaines, se trouve dans le parc, et les ruines du village minier de Sikait tiennent encore debout avec leurs temples taillés dans la roche. Rome tirait d'ici la quasi-totalité de ses émeraudes, et l'on marche aujourd'hui dans ce qui en reste.

