C'est une conversation avec des règles, pas un affrontement. Apprenez-les et le malaise disparaît.
Le marchandage est normal dans les marchés, pour les taxis et pour tout ce qui n'a pas d'étiquette. Il ne l'est pas dans les supermarchés, les restaurants ou les pharmacies, où l'essayer ne fait que semer la confusion.

La structure est constante. Le vendeur ouvre haut — en général trois à quatre fois son objectif. Vous répondez bas, autour du tiers. Chacun avance par pas décroissants et l'on conclut vers la moitié du prix initial. L'ensemble prend deux ou trois minutes et doit rester plaisant.
La seule règle qui compte : ne demandez pas le prix d'un objet que vous n'avez aucune intention d'acheter. La question vaut engagement, et se dérober ensuite crée exactement la pression et l'agacement dont se plaignent les visiteurs. Regardez librement ; demandez délibérément.


La question vaut engagement, et se dérober ensuite crée exactement la pression et l'agacement dont se plaignent les visiteurs.
S'en aller n'est pas une ruse, c'est le mécanisme de découverte du prix. Si l'on vous rappelle, le prix était gonflé ; sinon, il était près du plancher. Et une fois un montant convenu, payez-le sans renégocier : rouvrir un prix conclu est le seul geste réellement grossier.

