Vous n'apprendrez pas l'égyptien en un après-midi. Vous pouvez repérer le nom d'un roi en dix minutes.
Les hiéroglyphes ne sont pas une écriture par images comme on l'imagine. Ils sont majoritairement phonétiques — des signes valant pour des sons — mêlés de signes qui précisent le sens. Champollion perça le système en 1822 grâce à la pierre de Rosette, en comprenant que les noms inscrits dans les cartouches étaient épelés phonétiquement.

Le cartouche est la chose la plus utile à connaître : une boucle ovale de corde tracée autour d'un nom royal. Si vous en voyez un sur un mur, vous regardez un roi ou une reine. Repérez-en quelques-uns et vous commencez à savoir qui a bâti quoi.
Le sens de lecture est la seconde astuce, et elle est élégante. Les signes humains et animaux regardent toujours vers le début de la ligne. Si les oiseaux regardent à gauche, on lit de gauche à droite ; s'ils regardent à droite, l'inverse. Les Égyptiens écrivaient dans le sens qui convenait à la mise en page.


Champollion perça le système en 1822 grâce à la pierre de Rosette, en comprenant que les noms inscrits dans les cartouches étaient épelés phonétiquement.
Une poignée de signes vous suivra partout : l'ânkh, la vie ; le pilier djed, la stabilité ; le sceptre ouas, le pouvoir ; la figure assise et barbue, un dieu ; et l'étoffe pliée, le son « s ». Repérez ces cinq-là et un mur de temple cesse d'être un décor pour devenir un texte.

