Une forteresse romaine, une église suspendue, une synagogue et une crypte, en quatre cents mètres.
Le Vieux Caire précède de plusieurs siècles le Caire islamique et se love dans les murs de Babylone, forteresse romaine dont les tours rondes se dressent encore près de la station de métro.

L'église suspendue est celle pour laquelle on vient, et le nom est littéral : elle est bâtie sur une porte romaine, avec des sections de sol vitré qui révèlent le vide en dessous. Certaines parties remontent au VIIᵉ siècle. L'intérieur est de bois sombre et d'ivoire incrusté ; c'est une église en activité, et les offices priment sur les visiteurs.
Abou Serga, à quelques pas, revendique une crypte où la Sainte Famille se serait abritée lors de la fuite en Égypte. Que l'on prenne ou non la chose au pied de la lettre, la crypte elle-même est très ancienne et cette tradition attire des pèlerins depuis quelque quinze cents ans.


Le Vieux Caire précède de plusieurs siècles le Caire islamique et se love dans les murs de Babylone, forteresse romaine dont les tours rondes se dressent encore près de la station de métro.
La synagogue Ben Ezra clôt la promenade. Sa réserve abritait la Gueniza du Caire — environ 400 000 manuscrits médiévaux mis au rebut, conservés parce que la loi juive interdit de détruire un texte portant le nom de Dieu. C'est l'une des sources les plus riches au monde sur la vie médiévale en Méditerranée.

