Personne n'attend de vous que vous parliez arabe : c'est précisément pourquoi quelques mots font beaucoup.
Les Égyptiens côtoient toute la journée des visiteurs qui ne parlent qu'anglais ou français. Trois mots d'arabe représentent un effort minime au rendement démesuré.

L'essentiel : choukran est merci. Aïwa, oui ; la', non. Min fadlak à un homme, min fadlik à une femme, veut dire s'il vous plaît. Ma'alesh recouvre « ce n'est rien », « désolé » et « ne vous en faites pas », et les Égyptiens l'emploient sans cesse.
Les utiles socialement : izzayak / izzayik, « comment vas-tu », auquel on répond kwayyis, al-hamdoulillah — « bien, Dieu merci ». Ana mich ayez, « je ne veux pas », est le refus poli et ferme dont vous aurez besoin dans tout souk. Bekam ? veut dire « combien ? ». Et khalas — « ça suffit, c'est fini » — met fin à une négociation mieux que n'importe quelle phrase en français.


Deux politesses qui valent l'effort : as-salamou alaykoum en entrant dans une petite boutique, et alf choukr, « mille mercis », quand quelqu'un s'est réellement donné du mal.
Deux politesses qui valent l'effort : as-salamou alaykoum en entrant dans une petite boutique, et alf choukr, « mille mercis », quand quelqu'un s'est réellement donné du mal. La seconde déclenche un sourire à tous les coups.

